Promenade

Je pourrais t'en parler des heures, des jours et des nuits.
D'une blancheur respectable, irréprochable. Couches de neiges comme un sucre glace grandeur nature. Le soleil le plus magnifique qu'il soit, qu'il vient nous éblouir en s'échouant sur cette blancheur juvénile.
Je te prendrai les mains et on irait faire des anges que nous ne sommes pas.
Je te conterai ce froid glacial qui nous fait rosir les joues et désintègre tes doigts, si bien que lorsque tu essaierais de les réchauffer, tu aurais l'impression qu'un fer à souder à pleine puissance se trouve à la place de tes phalanges.
Je te raconterai le bruit des pas sur la neige, le bruit de ma pelle sur mes escaliers, le bruit du vent qui repousse à la fois délicatement et violemment la neige, qui ressemble ensuite à la crême chantilly sur du café.
Je pourrais te parler aussi des tempêtes de vent, qui te pousse come une feuille morte, qui font sauter l'électricité et tourbilloner les fils à linge. Des rayons de soleil perçants et illusionistes, car ici, soleil n'est pas synonyme de chaleur.
Je te décrirai les lacs gelés au milieu de cet immense tapis blanc.
Je te prouverai le réconfort d'un chocolat chaud et la démotivation des cigarettes. Parce qu'il fait -16°C.
Je te ferai frissoner au son des voitures sur la neige qui me rappelle les 17 heures 30 du 25 novembre 2007.
Mais je t'emmerveillerais quand tu verras un écureil pointer son museau sous la neige tombante.
Tu seras étonné à quel point la petite poudre ridicule peut constituer une épaisse couche dissuadant le facteur de s'aventurer sur mes marches.
Et quand le ciel est blanc de nuages, que le brouillard tombe un peu, tu aurais l'impression d'être dans mon paradis blanc.
On patinerait sur les plaques de verglas du trottoir et tu aurais mal au jambes comme quand tu marches dans le sable, alterné avec la démarche du pinguin.
On irait se boire un café chez Olivieri, une Kilkenny au Mc Carold, une Belle Gueule à la Maisonnée, une vodka orange trop diluée au Tabasco. On boufferai de la Poutine à la Banquise, et je t'emmènerai au Second Cup car c'est meilleur que Starbucks. Sauf en été, où on trouverait à ce dernier de très bon Frappucino. Au petit Square près de la place du Canada on irait acheter des clémentines. On pourrait aller au Burger King juste à côté, pour que tu goûte. On croiserait un bus qui s'excuse d'être hors service. Je te raconterais qu'un jour, ce même bus HS m'a ramené moi toute seule, chez moi. S tu voulais voyager, on irait à la Station de bus à Berri, et on pourrait s'évader à Ottawa, Rimouski ou New York selon tes envies.
Pour se saoûler, je t'amènerai au Diable Vert, on pourrait aussi aller voir des chansonniers aux Deux Pierrots ou sur St Denis. On irait faire une bataille de boule de neiges sur la Montagne, avenue Parc sud, sur le Plateau.
Puis, on reprendrait le bus, à Lionel Groux, d'abord le 211, ensuite le 204, ou peut-être l'inverse. On reprendrait l'avion à Trudeau. Juste pour une journée...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 20:38

Modifié le samedi 26 janvier 2008 16:41

On aurait pû

Un autre jour. Une autre vie.
O
n aurait pû être autre. Autre personnalité. Autres attitudes, aux antipodes de ce que l'on est.
Est-ce que ça aurait fait de nous quelque chose de meileur ?
O
n aurait pû ne pas se fréquenter et en rencontrer d'autres. D'autres qui nous apporteraient les mêmes doutes, les mêmes peurs, les mêmes joies.
On
aurait pû croire que la vie serait meilleure, si l'on n'était pas nous. Mais qui que l'on soit, on est avant tout soi-même.
On a
urait pû choisir d'autres études. Ou ne pas avoir le choix.
On
aurait pû être fun et bigaré, frais et bien formé. Et quand le masque tombe, être dans une vraie pression.
O
n aurait être amoureux d'autres et conaitre le bonheur partagé, même pas longtemps. On aurait connaitre d'autres exriences, mais ça n'aurait pas fait davantage de nous des hommes. On aurait juste appcier d'être vivant un jour de plus, si seulement.
On aurait pû être tous d'accord sur les notons dchanges, de partage, d'entraide. On aurait pû fixer des règles.
On aurait pû être l'autre, inverser desles, et devenir ceux que l'on déteste, et peuttre même comprendre leur façon dtre et leurs choix de vies.
On aurait pû se prendre en main plutôt que se laisser happer par la torpeur d'un chaos. Mais on en aurait pas eu conscience.
O
n aurait parler une autre langue, et râler dans un autre dialecte.
On aurait pû, mais rien n'aurait changé.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 20:15

Psychologie de comptoir...

La dépression saisonnière



La dépression saisonnière est une des formes des troubles dépressifs. Il s'agit d'un épisode de dépression qui s'installe à l'automne ou au début de l'hiver et dure jusqu'au printemps. Pour porter le diagnostic de dépression saisonnière et non pas d'une autre forme de dépression, il faut qu'il y ait eu au moins deux épisodes hivernaux sans dépression d'une autre nature entre les deux.

Les symptômes sont ceux de tout épisode dépressif : tristesse permanente, maximum le matin, perte d'intérêt pour quoi que ce soit, irritabilité, troubles du sommeil, perte ou gain de poids, pensées suicidaires. Par rapport aux dépressions d'autre nature, les sujets victimes de dépression saisonnière ont plus fréquemment tendance à l'hypersomnie (trop dormir) et à la boulimie (trop manger). Ils sont souvent attirés par les sucreries et ont tendance à grossir au cours des mois d'hiver. Ils ont également tendance à une accentuation de leur tristesse dans la soirée.

Dépression saisonnière déprime saison hiver grisaille humeur moralLa dépression saisonnière doit être distinguée du "coup de blues" de l'hiver que la plupart d'entre nous ressentent de temps en temps. Dans ce cas les symptômes dépressifs légers que nous présentons parfois ne nous empêchent pas de continuer à assumer nos activités quotidiennes. Par contre les victimes de la dépression saisonnière sont très handicapés dans la vie courante, le travail, les relations avec les autres.
Les causes et l'évolution de la dépression saisonnière

La cause exacte de la dépression saisonnière n'est pas connue, mais la diminution de l'intensité et de la durée de la lumière solaire en automne et en hiver semble jouer un rôle important. Ce qui est certain, c'est que ce trouble touche plus souvent les femmes, qui représentent 75% des personnes atteintes. Elle n'épargne pas les enfants dont on estime que 2 à 3% en sont victimes à partir de l'âge de dix ans. Elle est souvent associée à d'autres troubles de l'humeur (dépression non saisonnière, désordres bipolaires...). Enfin on retrouve souvent des troubles dépressifs chez d'autres membres de la famille.
Le traitement de la dépression saisonnière

Le traitement de la dépression saisonnière, comme celui d'autres formes de dépression, repose sur la psychothérapie, effectuée par un spécialiste, et sur les médicaments antidépresseurs qui ont en général une bonne efficacité.

Mais, en plus des traitements utilisés dans d'autres formes de dépression, il existe une thérapie spécifique à la dépression saisonnière : la photothérapie. Elle consiste en des séances d'exposition à la lumière dans des cabines spécialement aménagées, pendant une demi-heure à une heure, permettant ainsi de lutter contre la diminution hivernale de la lumière naturelle.




Source: doctissimo


¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤


Bon alors mes ptits français vous êtes tous atteints de ce syndrôme ? Y a-t-il une épidémie de dépression au pays des fromages qui puent ?
Trop de pseudos déprimés tue le pseudo déprimé...
Sur ce post, tu vas pouvoir déverser toute ta haine et ton désespoir en commentaire... hey avouez que je suis cool, je vous autorise quelques minutes d'apitoiement et de répit....

Non parce que là, je sais que je suis partie, que, bon, je crois qu'on peut le dire, je suis un peu comme votre soleil, mais tout de même !!!!

J'vous préviens j'ai le moral congelé mais faudrait voir à pas compter sur mes stocks :D


allez on se réchauffe les mitaines !

Et on singing in the rain !!
(contrairement à l'été où l'on smoke in the sun !) (si on a pas arrêté depuis... héhé)

# Posté le lundi 21 janvier 2008 22:01

Et puis sourire jusqu'au dernier soupir...

Avec tout ça, j'ai oublié un truc important.
Le 08 j
anvier, ça faisait deux ans que j'avais ouvert ce bordel infernal.
Je vais tenter de ne pas faire un article-popiette.



Commence
r par... ce dimanche où j'étais devant ma grosse machine de guerre Brenouilloise, ce qu'on appellerait en société le "PC de la famille". C'est pas évident à resituer dans les souvenirs, mais le but de ce blog c'était de pouvoir écrire quelque part ces choses que je ne pouvais pas dire. A l'époque j'étais à quelques jours des retrouvailles avec mon schizophrène. Je vous raconterai l'histoire de mes histoires merdiques, si ça vous intéresse.
Hum,
de l'eau à bien coulé depuis, j'ai l'impression que c'est une autre vie. Si tu passe un jour par là, j'espère que tu vas bien, et que tu as arrêté les tendances suicidaires.

De l'an dernier où quand je faisais l'article de la première bougie, j'étais toute en joie et je ne sais même pas pourquoi d'ailleurs. Mes périodes up sans raison. Je me souviens à quel point le commentaire de Beu(2) (y a pas de carré sur les claviers quebecois !) m'avait marqué, m'avait fait plaisir. Et à quel point il n'avait pas tord.
Dans ce p
etit article joyeux je faisais un constat sur l'évolution en un an. Que devrais-je dire maintenant....

On sait pas trop ce
qu'on devient, au fond j'ai toujours l'impression d'être la même petite fille, la faculté de comprendre ce que disent les grands en plus. Au fond, j'ai toujours les mêmes rêves et la même naïveté, associé à un drôle de caractère qui s'est créé petit à petit à votre contact. L'impression d'un moi qui m'est poussé dans le dos, et comme un chien, j'ai beau faire des tour sur moi même, l'air con, impossible de m'attraper et de me regarder en face. C'est plate.


J'étai
s à dix milles bornes d'imaginer que là tout de suite maintenant, je me retrouverais ici, là bas, ailleurs. Sur une chaise en bois, sur une petite table, en face d'un mur, à coté d'une porte, dans un appart à Montréal. J'étais à dix milles lieues de savoir que j'arriverai à ce parcours, quand je venais d'avoir mon bac.
Une époque, com
me tant d'autres, où certaines personnes comptent tant. Ces mêmes personnes avec lesquelles on a plus de contact. Comme des lianes, des rencontres s'éteignent et d'autre viennent vous rallumer. Mais bizarrement, je ne sais pas oublier mes anciennes ampoules. D'ailleurs cette nuit j'ai rêvé de mon premier grand amour, trop bizarre.


Bon bref.
Cett
e année, j'ai organisé avec mes comparses un voyage en Irlande.
J'ai rencon
tré un mec qui me l'a bien rendu, encore. Mais trop bonne, trop conne, trop de la merde dans les yeux, je suis à peu près sûre qu'on ne perdra pas contact. Il n'a pas enfoncé le couteau assez profond pour moi.
J'
ai appris à dire. A dire "je t'aime" à dire "je t'en veux" à dire "y a un truc qui va pas", et même à communiquer avec mes parents.
J'ai
vu une utopie enfantine s'effondrer. Et des lueurs s'éteindre dans les yeux de certaines.
Mais j'ai
aussi fait énormément de rencontres.
J'ai eu de gros délires de merde
et d
e grosses cuites
J'ai déc
ouvert que boire de l'eau avant d'aller se coucher quand on s'est mis une mine, ça évitais le mal de crane.
J'ai
appris à faire la cuisine, le repassage, les courses, une lessive, à payer mon loyer, à gérer mon argent, à vivre, à 6000 km de mes racines. Et le bilan est super positif, bon le compte bancaire un peu serré certes...
Je sui
s devenue ce qu'on pourait appeler communément une "jeune adulte" même si ça me fait exploser de rire devant mon manque de crédibilité latent.
J'ai a
ppris à être un peu plus sociable.
J'a
i fais de très gros travaux sur moi même, et même si ça fait à peu près aussi mal que de faire des abdos, parfois je me dit que me formater c'est pas plus mal.
J'ai fait de belles d
écouvertes musicales.
J'ai fait d
e belles découvertes amicales.
J'
ai essayé d'être là
J'ai été n
ostalgique
J'ai vécu des engueulade
s
et de
s adieux sur quai de gare
J'ai arrêté de chercher l'amour, vu la foi que j'ai en ce truc là
J'ai fais du béné
volat au samu social
Je m
e suis aperçu des gens que j'appréciait vraiment, qui comptait, qui me manquait, que je voulais voir, qui me faisait pleurer à leurs retrouvailles, qui me faisaient rire, qui me changaient les idées, qui m'apaisaient, m'énervaient
J'ai bossé grave ma
mère
J'ai fait des
arrêts sur image en me disant que "ah bah ouais, en fait je suis heureuse"
de c
es petites choses que j'aimerais tant pouvoir transmettre à certain(e)s, comme une chanson entrainante, un riff de guitare, un rythme de percu, un échauffement vocal de théâtre, un coup de vent dans les cheveux, un flocon de neige dans les yeux, comme les plumes d'un coussin, comme un truc un peu léger, sans prise de tête, comme un mocaccino crême fouettée, comme une clope avec les doigts bleus, comme un chauffeur de bus qui dit bonsoir, comme Bridget Jones et Mark D'Arcy, comme un pot de Nutella qu'on vient juste d'ouvrir, comme un bon fromage, comme une partie de Sudoku niveau difficile terminée,...
comme
un ptit sourire

Ce b
log j'ai souvent voulu y mettre fin, et puis finalement j'ai toujours trouvé des trucs à mettre dedans, parce qu'après tout, ça reste un bon condensé de ce gros tas de moi. Avec de l'amour raté, des amitiés réussies, des week end, du blabla et de la musique. Et vous.
Ce blog e
n un an, aura vu pas mal d'articles avortés, comme des couples d'ailleurs, comme des aléas, des hauts, des bas, une vie.
E
n deux ans, sans m'en rendre compte j'aurais eu des milliards de personnalités différentes. J'ai pas pu freiner contre le temps et j'arrive déjà à mes vingt ans. Ce blog sera la trace que, un jour, mon âge commencait par un 1 (et avait deux chiffres :D)

Un bon observatoire au final.
Je
remercie ceux qui auront fait ce mélange étrange, mes éléments chimiques à moi. Ceux d'avant. Ceux de maintenant. Ceux à venir.



Fi
nir, par ce samedi soir d'une journée où je n'avais pas envie de faire grand chose. Veille d'un départ au ski pour une journée. Second jour de 4 mois restants loin de vous. Mais pas si loin au final....



thx.







You wanna be ruled / You wanna be fooled / You wanna be a woman like a man

# Posté le samedi 19 janvier 2008 20:24

Modifié le samedi 19 janvier 2008 21:10

Coconut Skins

[lance la vidéo en même temps....]



Une petite pause pour dire que

en cherchant partout l'adresse de l'ancien blog de Naryom, je suis retombée sur mes archives (parce que pas moyen de me souvenir de ton hébergeur de l'époque, il a fallu que je remette le nez dans mes articles puisque j'en avais fait la pub). Et bien que d'habitude je déteste ça parce que j'ai trop honte, je dois avouer que je suis tomber sur des choses assez étonnantes, que j'ai presque l'impression que quelqu'un d'autre les a écrit.

Quand j'avais de l'inspiration j'étais bien.

Quand j'avais des choses à dire j'étais bien aussi.

Alors il faut que j'ai gagné en ouvrage de yeux, pour perdre dans ma plume informatique ?
Mais je n'aurais de cesse de me demander quel type d'article est le meileur. Peut être tout simplement celui qui reflètera le moment où je l'écris.

Bref. tout se blabla pour dire

Naryom, tu déconne, pourquoi ton blog originel tu l'as viré ? Ca se vire pas des trucs pareils...



Ensuite également dire que j'ai plus le temps.
J'aurais voulu vous parler de la neige qui fond et des écureuils qui se repointent mais aussitôt j'ai le temps de le dire qu'il refait -15 et qu'une vingtaine de cm nous a déjà envahié
J'aurais voulu parler de mes cours, de la tonne de travail qui m'attend mais qui semble beaucoup plus gérable.
J'aurais voulu dire que le métro c'est pas pour moi parce que j'y perds/oublie trop de truc qui me coutent la peau du cul.
Je voudrais parler de projets, d'envie, d'anniversaire surprises, de comment je fais des pas sur moi même à force de thérapie de groupe, de comment j'arrive progressivement à extérioriser certaines choses, de combien des fois c'est agréable de fermer les yeux et de pouvoir poser la tête sur une épaule protectrice.
Je voulais parler de cette impresison d'avoir deux vies, deux corps, deux personnes, deux caractères. L'un en France, l'autre ici.
Je voulais parler de l'impression d'avoir deux personnes contraires en soi, qui se battent au moment où on en a le moins envie.
Je voulais parler de la pluie sur la vitre de ma chambre, du feu rouge super long pour que je traverse au métro. Des bus 161, 160 et 368.
De parano, des gens que je rencontre au grés de conversation internet.
De l'affection que j'ai encore pour le dijonnais. Bien que l'envie de lui parler absolument me soit passée.
De mes 5 mois ici, des 4 qu'ils me restent.
De factures de gaz exhorbitantes.
De la clé autour de mon cou.
Des pots de nutella en plastique, des pots de yaourt énormes, et de jus Minute Maid congelé.
De ski, de polaroïd. de vacances.
de voyages, d'anecdotes, de musique, de concert
et de PQ.


mais la vérité c'est que pour l'instant je n'ai pas le temps et j'aimerais bien le trouver, bien qu'en même temps je suis bien contente de ne pas le trouver...

Je pourrais vous promettre que tout ira mieux bientôt, mais c'est même pas possible lol


Je ne vous oublie pas cependant...

# Posté le samedi 19 janvier 2008 00:14