"J'ai besoin de vivre ma vie. J'en ai marre de devoir faire des efforts, toujours, tout le temps, vivre avec cette contrainte d'être une fille parfaite. Etre la, toujours tout le temps, répondre à tes caprices, tes reproches, tes humeurs. Et te regarder t'amuser sans être chiant avec les autres. Pourquoi c'est tombé sur moi l'esclavagisme ?
Tu dis tenir à moi, mais jamais tu ne le montre.
Les autres sont tiens, moi je suis juste Mylène.
La vie doit être plus simple. La vie ce n'est pas des prises de têtes et de l'épuisement. Et moi, j'ai envie de vivre. Avec ou sans toi, mais si tu me la gache autant je crois que le choix est vite fait.
Tu les préfère, va donc t'amuser et oublie moi.
Je serais peut être seule, mais c'est mon problème.
Tu n'as pas besoin de moi, tu as juste besoin de ne pas être seul. Voilà comment je vis les choses. Je suis toujours là pour toi, j'aimerais que l'inverse soit possible. J'aimerais avoir autre fardeau, ne pas avoir l'impression que tout est à sens unique, que je me défonce sans autre retour qu'un sourire. J'ai peut être pas confiance en moi, mais je sais encore ce que je dois endurer ou non. Et je n'ai plus l'énergie ni la force à consacrer à ça.
Je suis indépendante et libre, avant tout.
Ca veut dire que j'aime être seule, comme j'aime être avec toi. Je suis pas faite pour la vie non stop à deux. Parce que j'ai des défauts et que je connais aussi les tiens.
Et quand tout va mal, j'ai pas besoin de tes reproches et de ton mal etre en plus.
Ce n'est pas que je ne veux pas me confier à toi, mais il y a certaines choses que je ne dis pas et c'est tout. Ca sert à rien de vouloir percer le mystère. Bizarre tu dis ? Tu peux remplacer ce mot par « moi ». Ca marche très bien comme ça. Je suis à prendre ou à laisser.
Mais pas a continuer comme ça. "
Ressorti des cartons, mais le fond de vérité reste le même.
Je suis comme ça.
Je tiens ça de mon père. On ne peut pas le changer, on peut m'en vouloir, comme je lui en veut à lui. On peut essayer de le comprendre et s'accrocher.
Au dela de l'orgueil. Je fuis, c'est moi, c'est tout. Pas de besoin d'attaches. pas besoin d'être retenue. Et plus vous essaierez, moins je resterais. Vous pouvez être là. Parfois, de temps à autre, souvent, occasionnellement, au rythme que vous voulez. Là pour les bons moments, là pour quand vous allez pas bien.
Mais ne m'empêchez pas de vouloir mettre les voiles. Parce que c'est mon fonctionnement. C'est comme ça que je vis ma vie. Ca ne fais pas de moi un monstre. Anormale, peut être, j'ai arrêté d'essayer de le savoir.
Quand je le veux, je reviens. Si vous êtes là tant mieux, si non, tant pis, c'est bien fait pour moi.
C'est ça aussi la liberté, la mienne est totale, jusqu'au solitaire.
Besoin de vous, et aussi pas besoin.
Je devrais peut être lui donner un nom, à ce monstre.
A prendre, ou à laisser.
Ca ne veut pas dire que je m'en fous. Ca ne veut pas dire que je ne vous aime pas ou ne tiens pas à vous. Ca n'a totalement rien à voir.
C'est juste une ébauche de mode d'emploi.
Après tout, si vous êtes ici, c'est pour tenter de le comprendre, non ?